Pour quoi ? Pour qui ? Comment ?

Dopamine s’actualise.

vaccination - Vaccins - Mise au point

Il y a 200 ans, Pasteur met fin à l’épidémie de la rage grâce à une découverte qui révolutionnera l’histoire de la santé et sauvera jusqu’à ce jour des millions de vies, le vaccin. Pour vous, Dopamine formation fait le point.

Vaccins – Mise au point

On n’en a beaucoup parlé récemment à l’occasion de la pandémie et du COVID. On ne les abordaient auparavant que rarement, en cas de voyages dans des contrées sauvages ou dans des pays exotiques, ou bien récemment pour protéger nos jeunes de certaines maladies sexuellement transmissibles. Ils sont à présent une composante incontournable de la vie en société. Il n’y a qu’à observer la couverture vaccinale chez les enfants, depuis le passage de trois à onze vaccins obligatoires pour tous ceux nés après le 1er janvier 2018. On recense les pathologies suivantes : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, rougeole, rubéole, oreillons, hépatite B, haemophilus influenzae B, pneumocoque et méningocoque C.

Calendrier de vaccination 2022

Parmi les recommandations, on retrouve les vaccins contre le Méningocoque B, le papillomavirus, la grippe ou encore le zona. On recommande ces deux derniers surtout aux plus de 65 ans ainsi qu’aux personnes à risque.

La fabrication des vaccins comprend deux principales étapes :

  • la production de la substance active ; c’est à dire d’un antigène capable de provoquer la stimulation de la production d’anticorps par notre système immunitaire.
  • la production pharmaceutique, qui permet d’obtenir le produit final proposé en pharmacie.

Il existe différents types de vaccins :

Les vaccins vivants atténués constitués de germes vivants modifiés : rougeole, oreillons ou encore tuberculose (contre-indiqués chez les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.)

Les vaccins inactivés, qui peuvent contenir un fragment de l’agent infectieux, comme celui contre le tétanos ou l´hépatite B ou les toxines, la totalité de l’agent infectieux, comme par exemple le vaccin contre la coqueluche, ou bien un petite partie du virus, une protéine ou son acide nucléique, comme par exemple le vaccin contre la COVID 19

La vaccination est un réel enjeu de santé publique

Une bonne couverture vaccinale permet de protéger les individus non vaccinés. On réduit les sources de contamination d’une maladie infectieuse transmissible donc on réduit le nombre le cas. On limite la mortalité et les morbidités. Il y a derrière la couverture vaccinale de réels enjeux économiques et sanitaires. La France est plutôt bonne élève, malgré les quelques détracteurs ayant des réticences concernant la composition et les effets secondaires des vaccins. Elle n’est pas pour autant la meilleure.

On peut consulter sur ce site le taux de vaccination par pays dans le monde, pour divers maladies infectieuses.

Les petits derniers, les vaccins contre la COVID 19

Depuis le début de la campagne de vaccination contre la COVID 19, plus de 150 millions de doses de vaccins ont été administrées. Selon le site Vaccin infos service, “aucun des effets indésirables ne remet en cause le bénéfice de la vaccination. Des troubles des règles ont été décrits chez les femmes, et depuis le 19 juillet 2022, l’Agence Française du Médicament conseille aux femmes de déclarer les troubles graves pour mieux les étudier.”

La vaccination est recommandée pour tous à partir de 5 ans avec 2 doses. Les personnes de 12 ans et plus devront avoir un rappel. Un second rappel est fortement recommandé aux personnes de 60 ans et plus ainsi qu’aux immunodéprimés.

Depuis le 20 juillet, on recommande un second rappel aux personnes de moins de 60 ans présentant des risques de forme grave, aux femmes enceintes et aux personnes côtoyant des personnes fragiles.

Les travailleurs de secteur sanitaire, social et médico-social sont dans l’obligation de se faire vacciner, avec un rappel exigé. Depuis le 26 juillet 2022, un second rappel est recommandé.

Et le Monkeypox ?

On a pour habitude de voir la variole du singe à proximité des forêts tropicales humides… Mais on la rencontre de plus en plus dans les zones urbaines. Durant l’été 2022, la France a signalé plus de 2 800 cas, dont la grande majorité en métropole.

Le Monkeypox se transmet par les gouttelettes, le contact des muqueuses ou de la peau avec les boutons ou les croûtes d’un personne infectée, mais également par les objets touchés par le malade. L’incubation de la maladie varie entre 5 et 21 jours, elle peut guérir sans traitement particulier au bout de 2 à 4 semaines. Les personnes les plus à risque sont les enfants et les immunodéprimés. On a constaté que les boutons peuvent entrainer, lorsqu’il y a infection, des problèmes de respiration, de digestion, des troubles au niveau des yeux ou encore des troubles neurologiques. 

La prévention repose principalement sur l’isolement des malades et la vaccination des personnes contactes.

Deux vaccins sont actuellement disponibles, faits à partir du virus vivant modifié de la vaccine :

  • Le vaccin Imvanex®   utilisée depuis 2013 pour la vaccination des adultes contre la variole. Depuis le 25 juillet 2022, ce vaccin est autorisé pour la vaccination contre la variole du singe
  •  Le vaccin Jynneos® autorisé aux Etats-Unis depuis 2019 à la fois dans la prévention de la variole et de la variole du singe. Il a reçu une autorisation d’importation en France. 

Le schéma vaccinal comprend deux doses, espacées de minimum 28 jours. Une seule dose suffit pour les personnes vaccinées avant 1980. Les personnes immunodéprimées nécessitent quant à elles 3 doses.

Les vaccins du futur

Il semblerait que les années à venir voient les vaccins s’adapter à certaines particularités, comme les grossesses ou les hospitalisations. Nombre de recherches sont également en cours pour prévenir de nouvelles maladies comme le paludisme, le sida, ebola, le chikungunya etc…