Incendies : des conséquences lourdes à plusieurs niveaux

Nous assistons probablement à l’un des épisodes les plus chauds de l’année.

Nous ne sommes que début août, c’est-à-dire à la moitié de l’année 2022, mais nous avons déjà dépassé le record du nombre d’incendies de ces dix dernières années : 221 incendies déclarés pour 30 061 hectares partis en fumée. Bien qu’en 2021, 214 feux aient été recensés, le risque d’incendie est malheureusement amené à s’aggraver d’ici les prochaines semaines, en France et en Europe.

Un incendie : et après ?

Un feu de forêt peut tout dévaster sur son passage.
D’autre part, en polluant la qualité de l’air par le CO2 évaporé en quantité astronomique. Ce vent de fumée se retrouve dans les villes voisines, pour être malheureusement inspiré par ses habitants…

Certains gaz possèdent un seuil de létalité (de risque d’entraîner la mort) bien présent. La particule la plus présente dans les incendies est le monoxyde de carbone. Pour seulement 1 % de présence dans l’air, cette dernière est reconnue comme mortelle en moins de 5 minutes.
D’autres gaz, moins présents dans l’air, allant de 0.02% à 0.04% de présence, sont mortels. On parle ici d’acide cyanhydrique ou encore des oxydes d’azote.

Il faut savoir que lors d’un feu, la concentration en oxygène diminue considérablement, ce pourquoi nous avons dû mal à respirer. Si la concentration de celle-ci tombe sous les 10%, cela peut entraîner le colmatage des alvéoles pulmonaires et ainsi l’étouffement des victimes.
Depuis 1964, environ 160 pompiers, gendarmes et bénévoles ont trouvé la mort en tentant d’éteindre ses feux.
Selon certaines études, l’hydrocarbure aromatique polycycliques (HAP), gaz émis par les flammes, pourrait même endommager l’ADN d’un être humain…

Il n’y a pas que l’être humain qui souffre…
La conséquence évidente à la suite d’un incendie est la dégradation de l’environnement.
Le  passage des flammes modifie aussi les conditions de vie de la flore. Et  même s’il peut  faciliter la propagation de nouvelles espèces qui seront plus résistantes faces à  ces nouvelles conditions de vie,  d’autres peuvent se voir menacées.

En effet, il y a maintenant presque 1 an, le 17 août 2021, un incendie a été déclaré dans le Var : il a dévasté plus de 7 000 hectares d’une réserve naturelle. On parle ici de 300 espèces menacées dont la tortue d’Hermann, animal emblématique du massif des Maures. 50% de cette réserve naturelle est partie en fumée…  

De fait, en anéantissant des immenses surfaces de faunes et de flores, cela engendre des pertes d’espèces vivantes ; sans parler des pertes matérielles pour les agriculteurs (pour les incendies déclenchés dans les champs).
Il est impératif que nous redoublions de vigilance afin de nous protéger.

Pour cela, il faut d’abord en identifier les causes…

Quelles sont les réelles causes ?

Il existe 3 types de causes différentes.

1.  La cause technique : Malheureusement, il arrive parfois qu’un dysfonctionnement électrique, un problème de machines ou encore un mélange de produits corrosifs causent de gros dégâts, sans précédents.


2. La cause humaine : L’être humain peut parfois faire preuve de négligence. En effet, dû à une malveillance ou une imprudence lors de travaux par exemple, s’il n’obtient pas de permis de feu, les travaux peuvent engendrer un incendie d’une grande ampleur.


3. La cause naturelle : autrement dit la cause la plus fréquente. La foudre et la sécheresse en sont très souvent responsables. Par exemple, il suffit que la machine d’un céréalier, qui a connu une année très sèche, génère des étincelles au frottement d’autres matériaux pour causer un départ de feu.

Prudence est mère de sûreté !

Pour tous les travailleurs aux abords des champs et à proximité des forêts, il est essentiel de doubler de vigilance et de prudence, notamment avec les machines et produits utilisés.
De plus, il est important de faire entretenir régulièrement les installations électriques et vérifier les appareils électroniques.
Pour tous les citadins, de passage ou non sur les sentiers naturels, évitez de jeter des déchets chimiques ou produits ménagers en pleine campagne. Veillez à ce que le contenant soit totalement vide, sinon videz-le dans une cuvette ou un évier, ainsi jetez l’emballage dans une poubelle en toute sécurité. Attention aussi à ne pas laisser traîner ce genre de produit près de cigarettes ou tout autre objet émettant un gaz ou une fumée.

En cas d’incendie, vous trouverez ci-dessous les numéros (gratuit) à appeler en urgence :

18 : Sapeurs-Pompiers
112 : Numéro d’urgence européen
15 : Samu

En conclusion, un feu est plus généralement néfaste que bénéfique pour quiconque.
Pertes humaines, matérielles, dégradations voire maladies respiratoires et neuronales, pertes d’espèces vivantes… pour certains feux déclarés, un bon nombre d’entre eux aurait vraisemblablement pu être évité.
Malheureusement, on ne peut pas changer le passé mais on peut anticiper le futur ; alors restons vigilants et responsables pour notre bien ainsi que celui de toute l’humanité.